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International

Éléphants: un déclin dramatique à cause du braconnage.


Le 26 Septembre
   



La population des plus grands mammifères terrestres a baissé de 20% depuis 2006 en Afrique, soit 100.000 individus de moins en moins de 10 ans.

Le commerce de l'ivoire va-t-il être libéralisé comme le réclament la plupart des pays d'Afrique australe qui réussissent à maintenir, voire à augmenter leur population de pachydermes ou va-t-il connaître de nouvelles restrictions? C'est une des questions en débat à Johannesburg (Afrique du Sud) pour la réunion de la Cites (Convention internationale sur le commerce d'espèces sauvages menacées d'extinction). Ce traité, signé par 182 pays et par l'Union européenne, est entré en vigueur en 1975. Il protège, à des degrés divers, 5.600 espèces animales et 30.000 plantes.

Pour les ONG de défense de la nature ainsi que les responsables de 29 autres pays africains le renforcement de la lutte contre le trafic d'ivoire est la meilleure solution. Il est vrai que le dernier rapport publié par l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) dresse un constat absolument catastrophique sur les éléphants. "L'ensemble de la population d'éléphants d'Afrique a connu son pire déclin depuis 25 ans principalement en raison du braconnage pendant les 10 dernières années" dénonce l'organisation. Le braconnage a explosé il y a une dizaine d'années en raison notamment de la demande de petits objets décoratifs en ivoire dans les pays asiatiques. Il alimente un trafic extrêmement lucratif évalué à 20 milliards de dollars par an, selon la Cites, ce qui en fait le quatrième commerce illégal sur la planète après celui des armes, de la contrefaçon et des êtres humains.


Un des animaux les plus intelligents sur la planète.

Le nombre d'éléphants estimé en 2015 est inférieur d'au moins 93.000 spécimens à celui de 2006, voire plus de 110.000 suivant le monde de comptage. "L'effectif total du continent est maintenant estimé à 415.000 éléphants" rapporte l'UICN. "Ces nouveaux chiffres révèlent le sort vraiment alarmant de cette espèce majestueuse - l'un des animaux les plus intelligents du monde et le plus grand mammifère terrestre vivant actuellement" dénonce Inger Andersen , la directrice générale de l'UICN. Pour Sue Lieberman, vice-président de Wildlife Conservation Society (Société pour la préservation de la vie sauvage), "les dernières données statistiques montrent que les gouvernements doivent prendre les mesures nécessaires, y compris fermer leurs marchés nationaux d'ivoire d'éléphant", afin d'empêcher les trafiquants de "blanchir" l'ivoire illégal.

Mais en Afrique australe , avec plus de 70% des effectifs totaux estimés, les pays réclament de la souplesse même si des attaques commencent aussi à apparaître dans cette partie de l'Afrique, notamment au Mozambique. La Namibie et le Zimbabwe demandent maintenant à être autorisés à vendre des stocks de défenses d'ivoire prélevés sur des éléphants décédés de mort naturelle, afin de financer des projets de protection lancés par des communautés locales. Une proposition soutenue par l'Afrique du Sud. Pour les ONG agir de la sorte, c'est prendre le risque d'entretenir le marché et dès lors d'encourager le braconnage.


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