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Santé

Des traces de pesticides retrouvées dans des müeslis.


Le 12 Octobre 2016
   



En tout, une vingtaine d'échantillons de müesli ont été testés par l'association Générations Futures. Quinze boîtes de céréales conventionnelles et cinq autres labélisées bio ont été achetées dans différents supermarchés des Hauts-de-France. Le résultat est sans appel: les müeslis non bio, testés par un laboratoire spécialisé, contenaient des traces de neuf pesticides, de 6 à 14 selon les produits, d'après cette enquête publiée mardi. Les taux de concentration observés, en moyenne 0,177 milligramme par kilo, sont 354 fois la dose autorisée dans l'eau, précise l'association spécialisée dans l'étude des dangers liés aux pesticides et aux OGM. En revanche, aucune trace de pesticide n'a été retrouvée dans les müeslis bio.

"Les quantités ne sont pas astronomiques", relativise le porte-parole de l'association, François Veillerette, interrogé sur France Info. En effet, une consommation quotidienne de 50 à 100 grammes de céréales ne comporterait aucun risque pour la santé. Seulement, sur les 141 résidus de pesticides retrouvés, 81 d'entre eux sont soupçonnés d'être des perturbateurs endocriniens. "Les femmes enceintes ne devraient être exposées à aucun perturbateur endocrinien", s'inquiète François Veillerette. Une molécule, le pyriméthanil, a même été détectée dans tous les échantillons non bio analysés. Selon l'ONG, ce fongicide utilisé en viticulture est "classé cancérigène possible" aux états-Unis.


Des méthodes controversées.

Générations futures a adressé un courrier à toutes les entreprises commercialisant du müesli pour les inciter à s'approvisionner en céréales et fruit secs bio. Contactée par Le Parisien, Nestlé, dont l'un des produits est pointé du doigt par l'association, rétorque que la santé de ses consommateurs et "le respect de la réglementation en vigueur sont des priorités non négociables." "Nous menons très régulièrement des analyses de nos matières premières pour limiter au maximum la présence de résidus de pesticides dans nos produits qui sont en tout état de cause en deçà des limites autorisées", poursuit-elle. En 2015, l'UFC-Que Choisir mettait déjà en cause les méthodes de travail de Générations Futures dont une précédente étude sur les salades n'avait mis en évidence aucun dépassement des limites maximales autorisées. "Son seul but, clairement affiché, est de dissuader les consommateurs de manger des salades conventionnelles", dénonçait l'association de consommateurs.

Les perturbateurs endocriniens sont soupçonnés de diminuer la fertilité humaine, d'affecter le système immunitaire et la fonction respiratoire chez l'enfant, et de favoriser le diabète. Pour l'heure, l'Union européenne peine à se mettre d'accord sur une définition, permettant de mieux encadrer leur utilisation. Avec plus de deux ans de retard, la Commission a proposé en juin une définition qui a été accueillie par un tollé du côté des défenseurs de l'environnement. Ils l'accusent de bafouer le principe de précaution en exigeant un niveau de preuve de nocivité trop difficile à atteindre pour qu'une substance soit identifiée comme perturbatrice. Cette définition qualifie de perturbateur endocrinien toute substance ayant des effets indésirables sur la santé humaine et sur le système hormonal, et dont le lien entre les deux est prouvé.



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