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Écologie

Marseille: "La mer, destination finale" de nos déchets plastiques.


Le 3 Mars 2016
   



Il doit y avoir plusieurs tonnes de plastique. Des bidons, des bouteilles, des sacs, des filets, des tuyaux... Au fond de la salle, à la Villa Méditerranée, une montagne de déchets, symbole du désastre écologique représenté par le plastique, est éparpillée au sol. Il représente l'équivalent du plastique déversé dans les mers de la planète en... une minute.

Ce plastique remplit entièrement un container, posé à l'entrée de la Villa Méditerranée pour accueillir les visiteurs de l'exposition itinérante " La mer, destination finale ? Projet sur les déchets plastiques ", à Marseille jusqu'au 23 avril. La scénographie est aérée et l'exposition fait la part belle aux croquis et aux chiffres pour une approche pédagogique, parfois même ludique. Des projections la complètent.

Une exposition sur les déchets plastiques en mers se déroule actuellement en France à la Villa Méditerranée et a déjà été présentée en Suède, en Espagne, en Egypte, au Liban, au Maroc et à Hong Kong. C'est une première en France.

" L'idée est que les gens viennent voir cette exposition et qu'ils réfléchissent jusqu'à arriver à changer leurs comportements : la question de l'environnement est la responsabilité de tous ", estime Bernard Valero, le directeur de la Villa.


Le plastique tue.

Car plus de 6,4 millions de tonnes de déchets plastiques arrivent chaque année dans les mers, dont 80 % via les cours d'eau. Et le plastique tue.

Il tue par exemple les oiseaux marins qui, voyant flotter les morceaux à la surface de l'eau les ingèrent et s'étouffent. Des photos montrent des corps d'oiseaux en décomposition, où seul le plastique présent dans leur estomac ne se dégrade pas.

Et puis, il y a aussi les poissons. Le plastique ordinaire se décompose en petits fragments, parfois microscopiques, avalés par les poissons, eux-mêmes mangés par les Hommes. " Le plastique devient une composante de la chaîne alimentaire... jusqu'au jour où on n'aura plus de poissons ", souligne Bernard Valero.


50 ans pour détruire un gobelet.

La majorité des plastiques ne sont pas biodégradables et dérivent sur les eaux pendant des années, jusqu'à former de larges étendues à la surface des mers. Près d'Hawaï, le 7e continent a la superficie du Texas. Il est épais de 30 mètres.

Car il faut plus de 50 ans pour détruire un simple gobelet en plastique, 200 ans pour une canette, 450 ans pour une bouteille, 450 ans pour une couche jetable... " Pour 30 secondes de plaisir à boire son soda sur la plage dans son verre, c'est 50 ans ensuite pour le détruire alors que le mettre à la poubelle prend quelques minutes ", regrette le directeur de la Villa.

Si la Méditerranée occupe moins de 1 % de la surface des mers sur la Terre, elle contient les densités de plastique les plus importantes au monde.

Pour tenter de faire évoluer mentalités et comportements, des associations présenteront gratuitement au public leurs propositions écologiques.



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