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Écologie

Un agriculteur bio jugé pour avoir refusé d'utiliser des pesticides.


Le 10 Décembre 2015
   



Thibault Liger-Belair, viticulteur dans le Beaujolais a comparu le mardi 17 novembre 2015 devant le juge. Son crime: avoir voulu faire du vin bio. Ou plus précisément, de ne pas avoir traité ses vignes avec un pesticide, malgré une obligation préfectorale.

Tout a commencé en 2013, lorsque la préfecture de Saône-et-Loire, où se trouve une partie du domaine de M. Liger-Belair, émet un arrêté pour lutter contre la flavescence dorée.

Cette maladie, transportée par un insecte, attaque et détruit les vignes. Pour lutter, donc, il n'y a pas beaucoup de solutions : il faut tuer la cicadelle, l'insecte, et donc utiliser du pesticide.

L'arrêté obligeait donc les viticulteurs à asperger leurs vignes de pesticide, mais M. Liger-Belair s'y est refusé.

Il produit son vin selon les principes de la biodynamique : aucun pesticide et zéro engrais. De quoi faire un vin bio plutôt réputé dans la région. Mais en respectant ses principes, il contrevenait à la loi.

L'absurde de cette situation transparaît aussi dans le détail de cette décision : pris par la Saône-et-Loire, l'arrêté préfectoral ne concerne pas le Rhône.

Or, les terres du viticulteur se trouvent à cheval entre les deux départements. Il aurait donc dû traiter une partie de ses vignes, mais n'était pas obligé de traiter le reste.

Le viticulteur estime cette décision totalement illogique : les arrêtés auraient dû préciser exactement les zones à traiter.

Mais il n'empêche que la préfecture de Saône-et-Loire estime que la décision de traiter les vignes a eu l'effet escompté et que la cicadelle fait désormais moins de dégâts.



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